Si dérisoires
Poussières de vie
Dans l’univers enfouis,
Minces fils d’une toile
Tout tremblants de rosée…
Ici meurt une star
Là-bas un enfant-roi
Une fille de rien
Un souffle, une étincelle
Qui vacille et chancelle
Une ébauche sans fin
Perdue, gracile,
A l’insu des étoiles.
Au bord du crépuscule,
Une courbe assassine
Tout au bout de la ligne,
Allo ! Ne coupez pas !
Je veux, encore un peu
J’aimerais, en corps un peu
Balancer mes deux pieds
Vers la lune orpheline,
M’émerveiller de rire
En éclats d’innocence.
Et même si je sais
Qu’une nuit en luciole
Dans ma prochaine vie
Je renouerai le fil,
Ne mourir que demain.
Michèle Sébal. Nov. 2011
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