Samedi 5 janvier 2008

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                                                                                psymage.Lita.S

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Il s’appelle Mille-ânes. Je ne l’aime pas trop mais c’est grâce à lui que maman ne m’envoie plus au souterrain. La première fois où il est venu, elle était tout agitée et tournait dans la cuisine comme une mouche quand on lui a coupé une aile. Elle regardait l’heure tout le temps, remettait en place ses mèches alors qu’il n’y avait même pas de vent. Du vent, c’est elle qui en faisait à tourner comme ça. Je me suis mis à chanter pour penser à autre chose. Ca l’a énervée et elle m’a encore envoyé au souterrain. Je l’entendais marcher dans tous les sens et puis elle s’est arrêtée. J’ai plus rien entendu pendant un moment, sauf mes bruits à moi. Au-dessus de ma tête, il y avait une grosse araignée. J’ai voulu jouer avec elle pour faire passer un peu le temps mais elle s’est cachée derrière une poutre. J’aime bien les araignées mais je crois qu’elles ne m’aiment pas. Un peu comme avec maman, des fois.

J’ai dû m’endormir et puis d’un coup, j’ai entendu maman crier très fort : « Mille-ânes, oh, Mille-ânes ! ». J’ai eu peur et je me suis mis à taper contre le plancher. Je croyais qu’ils lui faisaient du mal, tous ces ânes. Elle a arrêté de crier et il n’y a plus eu de bruit. J’ai continué à taper, de toutes mes forces et la trappe s’est ouverte. Des fois, je suis bête, hein ! y’avait pas d’âne mais maman n’était pas toute seule.

Quand je suis sorti du souterrain, il y avait un monsieur assis à la table de la cuisine. Il n’avait pas de chemise et il était en train de boire une bière, une de celles que maman boit le soir. Des fois, elle en boit plusieurs et alors elle rigole. J’aime bien quand elle rigole, ça fait comme si la ligne qu’elle a toujours au milieu du front se mettait en petits morceaux pour aller vers ses yeux et sa bouche. Là, elle rigole pas maman. Elle a les sourcils en montagnes et en même temps, elle a l’air embêté. Il manque deux boutons à sa chemisette et je regarde si je les vois quelque part.

« Ben voilà, maintenant tu l’as vu ! Et toi, arrête de regarder par terre comme ça, tu cherches quoi ? Oh la la, quel boulet ! »

-                   Enfant grand, hein ! l’a huit, dix… ?

-  Ouais, la mauvaise graine, c’est comme les emmerdes, ça pousse tout seul. L’âge, moi j’compte pas.

-                   Va l’école ?

-                   C’est trop compliqué ici et puis de toutes façon, y’a rien de bon dans son crâne. Elle dit ça en tapant sur ma tête avec ses doigts. J’aime pas comment elle parle de moi à ce type. J’ai envie de lui dire que je sais lire, que j’ai appris tout seul avec le livre qu’elle regarde de temps en temps en suivant les lignes avec son doigt. Je crois bien que maman, elle sait pas lire alors je ne lui dis pas que moi je sais.

-                   Pas bon le mettre là.

-                   De quoi ? Ah, là-dessous, oh, il y a un matelas et il ne fait pas froid.

Ben tiens, elle sait pas s’il fait froid au souterrain vu qu’elle n’y est jamais allée. Elle n’a pas l’air d’aimer ce qu’il dit, l’autre avec ses poils tout frisottés et sa façon de parler comme un débile. Je ne sais pas pourquoi maman dit qu’il n’y a rien de bon dans mon crâne. Peut-être que quand je dors, elle entre dans ma tête. Si elle voit toutes les vilaines choses que je pense, elle ne va pas être contente du tout. Surtout, si elle entend les autres qui me parlent là-dedans ! Des fois, j’aimerais bien lui demander si dans sa tête il y a aussi des gens qui lui parlent mais je crois qu’elle se fâcherait. Alors j’en parle pas. Là, je lui demanderais bien pourquoi ce monsieur est ici, pourquoi il parle comme ça, pourquoi il a enlevé sa chemise… Même pas besoin de demander, elle dit :

« Lui, c’est Milan, c’est… le nouveau jardinier. Il va travailler ici. Il ne parle pas très bien français parce qu’il est … comment tu dis ? Croate, c’est ça ? Pas d’ici quoi !»

Le monsieur fait oui avec sa tête. Il y a de la mousse de bière accrochée à sa moustache, ça fait comme s’il était à moitié vieux. 

- Pas bon le mettre sous la terre. Venir ici, toi…

Il me fait peur, celui-là. Je recule vers l’escalier. Je m’assois sur la deuxième marche, celle qui est cassée, et je ne bouge plus.

-                   Tu vois, quand je te disais, c’est l’enfant sauvage.

-                   Enfant, ça normal, m’connaît pas. Moi aussi, petit sauvage. Mais pas bon le mettre sous la terre, hein !

 

Et voilà comment j’ai quitté le souterrain. Quand Milan est sorti de la cuisine, maman n’a tout d’abord rien dit. Elle ramassait les bouteilles vides sans me regarder. Et puis elle a dit :

« Faut toujours que tu me causes des emmerdes, toi. Bon ben, on va voir là-haut s’il y a une cachette potable… » Et puis elle m’a souri. J’adore quand elle me sourit.

Elle a pris une clé et elle a ouvert la porte qui est après les trois marches que je connais par cœur. Derrière, il y a un escalier qui monte, monte…Je glisse ma main dans la sienne et on grimpe les marches. Je ne savais même pas qu’il y a avait quelque chose après la cuisine. Je lui demande :

«  Il va rester ici avec nous, le monsieur ?

-                   … c’que je sais ? C’est pas moi sa patronne.

-                   Il a pas de chemise ?

-                   Dis pas de bêtise ! et puis on a assez parlé de lui… -elle est toute rouge quand elle dit ça et ses yeux sourient-. Tiens, ici ! Personne ne viendra te chercher ici.

Je ne savais pas que quelqu’un pouvait me chercher. Mamère, peut-être.

 

Au début, elle ne voulait pas que j’aille dans le grand jardin mais maintenant qu’il y a ce type, elle n’ose pas trop refuser si je lui demande. Alors je regarde Milan fabriquer des pièges pour les lapins, couper les haies.... Il sait faire plein de trucs : des nœuds, des cordes et surtout, conduire le tracteur, une grosse machine avec des roues énormes, qui fait du bruit et crache de la fumée.

«Cul beau t’as»*, il fait en tapant sur les énormes roues du plat de la main.

-                   Faut pas dire des gros mots ! Si maman savait tous les gros mots que tu dis !...

-                   Hein ! Il ne me comprend pas toujours mais c’est pas grave. J’aime bien être avec lui.

 Il regarde ce gros engin comme il regarde maman des fois, avec la moustache qui frétille et les yeux brillants. Il l’a réparé tout seul… fortiche hein ! La première fois qu’il a réussi à mettre le moteur en route, ce que j’ai eu peur ! Il m’apprend à le conduire quand on est un peu loin et que maman ne nous voit pas.

Sa cabane est tout au fond du parc, là où la forêt commence. Depuis la fenêtre de mon ciel, je vois le chemin qui y va. Il a voulu être très gentil avec moi alors il m’a fait un cadeau. Maman s’est fâchée parce qu’elle pensait qu’il l’avait acheté et que ça avait dû coûter très cher mais en vrai, il avait trouvé ça dans la cabane. Il y a une espèce de gant très dur où maman et moi on pourrait glisser toutes nos mains, un bâton long et lourd et enfin une balle.

«  Bien tenir, oui, comme ça. Toi fort, hein ! Tu vu télévision ? Frapper quand p’tit ballon vient. Noooooooon tu perdre ah ah ! »

Il est lourd le bâton mais j’y arrive. Avec, je pourrais taper sur la tête de tous ceux qui voudraient me faire mal. Milan et moi, on joue quand il a fini de ratisser ou de couper des arbres. C’est chouette mais c’est pas souvent. Maman est tout énervée quand je suis avec lui. Je crois bien qu’elle est jalouse. D’un coup, elle me dit de rentrer pour l’aider à frotter par terre ou à éplucher des patates. J’aime pas les manger mais j’aime bien les éplucher. Je leur fais des yeux, des trous de nez et une bouche quand elle ne me regarde pas. C’est rigolo.

 

 

Ici, dans mon ciel, j’ai trouvé des trucs géniaux, tout un bazar bien rangé dans un coin. Avec les vieux habits, souvent je me déguise. Ensuite, je me couche sur un matelas que maman a trouvé je ne sais pas où et… je discute avec mes amis. Celui que j’entends le moins, c’est le bébé qui pleure et que je câline en lui disant des petits n’importe quoi. Il y a aussi la vieille dame, c’est elle qui me parle le plus souvent. Oh, c’est pas tout le temps, seulement quand je suis un peu tranquille. J’aime bien ça. Et puis il y a l’autre… La voix en colère qui vient quand je me sens tout bizarre au dedans. Avec cette voix, je ne cause pas. Des fois, quand j’ai trop peur, je me bouche les oreilles. J’essaie de penser à autre chose, j’essaie de m’envoler, de planer…

Heureusement, il y a les livres. Plein de livres. Celui que je préfère parle de dragons, d’elfes et de monstres aux dents pointues qui déchirent le ventre de leurs ennemis. Dedans, il y a des mots super : mirifique, scintillant, étincelant. J’aime surtout  «étincelant » : ce mot là me transperce et fait entrer la lumière dans ma poitrine… Mes bras se couvrent de plumes étincelantes qui jettent de la couleur sur les murs de mon ciel. Je suis un albatros mirifique aux éclats scintillants. Sur mon corps d’oiseau, je sens la caresse du duvet. Mes pattes dépassent à peine le bord de la fenêtre. Je déploie mes ailes et…

Planer, c’est facile. Je le fais quand je veux…. Si ma tête n’est pas trop pleine.

Dans un autre livre, aussi gros que la planche à découper de la cuisine, il y a l’histoire d’un type qui marchait sur l’eau comme qui rigole et qui, un jour, s’est élevé dans les airs, pareil qu’un ballon bien gonflé. Des ballons, ici il y en a un gros sac. Je voulais tous les gonfler mais ma tête s’est mise à tourner. Je les ai laissés partir par la fenêtre. J’avais bien envie de monter sur un rouge, celui que j’avais le plus gonflé, pour m’envoler avec loin,  loin. Mais si maman m’avait vu.... Moi aussi je saurai m’élever un jour. Sans ballon, comme le Jésus. Il faut sûrement que j’attende de grandir un peu. J’ai déjà les cheveux longs, pareil que lui mais ma barbe ne pousse pas.


 

Ils sont assis devant moi. Je suis transparent, c’est sûr. Tout à l’heure, j’ai fait exprès de venir tout près d’eux mais ils ont continué comme si je n’étais pas là. Je ne savais pas que je pouvais être transparent. Ce sera pratique pour aller piquer du chocolat dans le placard. Faudra juste que je fasse gaffe à ne pas faire claquer la porte. J’aime bien ça le chocolat mais maman elle veut pas que j’en mange. C’est pas juste.

Ils on bu toutes les bières que Milan a apportées et y’a plein de bouteilles vides sur la table. Maman est assise sur les genoux de Milan, sa jupe toute tire-bouchonnée en haut de ses cuisses. On dirait que la main de Milan est coincée dans sa culotte mais elle a l’air de bien aimer ça. Elle gigote et pousse des petits cris. Ca m’énerve et en même temps, j’ai envie de regarder. Moi, quand je mets ma main dans ma culotte, elle se fâche et dit qu’elle va me le couper, le truc que j’ai là si je continue, que j’ai des vis ou un clou, je ne sais plus.

Il parle dans sa moustache et je ne comprends pas ce qu’il dit, ça fait comme s’il avait des cailloux dans la bouche. C’est tout mélangé mais je comprends :

« Ah, Jésus ! Jésus !... es bonne… Mmmmm !... ».

Elle n’a plus sa jupe, ni sa culotte et on voit ses nénés. Tout en haut de ses jambes, il y a des poils, on dirait une barbe mais bien plus petite que celle du monsieur qui marche sur l’eau. C’est peut-être pour ça qu’il l’appelle Jésus, Milan ?

J’ai plus envie de regarder. 

Je me sens tout bizarre. J’ai envie de pleurer… alors je monte là-haut dans mon ciel. J’essaie de rêver, j’essaie de planer mais je n’y arrive pas. Dans ma tête, c’est tout vide.

Je ne comprends pas bien le truc de maman et Jésus. Si ça se trouve, elle sait voler elle aussi.


 

Ils ont recommencé. Maintenant, ils le font tout le temps, parfois dans la chambre de maman mais le plus souvent ici, dans la cuisine. D’abord ils boivent et puis ils commencent à avoir un coït. Ce mot-là, je l’ai trouvé l’autre jour dans un gros livre : « La médecine familiale ». C’est ça qu’ils font, un coït. Je l’aime pas ce mot. Il me fait mal comme si on me coinçait quelque chose avec une porte. Il me donne envie de crier.

Je déteste Milan. C’est un gros con baveux qui pue. Et puis il a le cul tout poilu. J’ai envie de lui cracher à la figure, de lui arracher les yeux, les doigts, lui passer son gros zizi à la moulinette…

C’est bête, j’avais tout faux, je ne suis pas transparent du tout. En tous cas, pas tout le temps parce que cette fois, Milan m’a vu. Maman, depuis quelques temps, elle ne me voit plus alors ... Même le linge, elle s’en tape depuis qu’elle boit comme ça et qu’elle fait des coïts avec lui. Je crois bien qu’ils sont devenus dingos. J’ai lu quelque part qu’il ne faut pas faire de mauvais mélanges. Peut-être qu’il ne faut pas boire beaucoup de bières et faire cette chose en même temps.

Je passe tout près d’eux pour aller vers le placard aux chocolats. C’est là qu’il lève la tête. Ses yeux sont mauvais, avec du rouge dedans. La sueur dégouline depuis son front jusqu’à son ventre tout frisé. On dirait des rivières qui coulent vers les poils épais tout en bas, là où il est collé à maman. Je vois pas sa main partir. En fait, je vois rien du tout. Quand il frappe, c’est pas comme maman ! Je tombe et je roule vers la porte d’entrée grande ouverte. J’ai juste eu le temps de voir, sur le gravier, une touffe d’herbe que Milan a dû louper. Et puis ma tête cogne contre le mur.

 

Quand je me réveille, il est parti et maman pleure.

Il s’est barré trois jours. J’ai cru que ça allait être comme avant, quand on était juste tous les deux, maman et moi. Ca m’a manqué un peu, les jeux dehors avec lui mais je me suis dit « Il s’est barré, bon débarras ! ». Avec maman, on ne parle pas de lui. On ne parle pas du tout. Elle a recommencé à s’occuper un peu des trucs qu’elle a à faire et moi, je reste presque tout le temps dans mon ciel. Parfois, je descends et c’est bizarre parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression qu’elle devient un peu plus petite, comme si on lui retirait des bouts de sa colonne. Le soir, je la trouve assise en tas par terre. Elle s’est endormie comme ça, une jolie bouteille qu’elle a dû trouver dans la grande maison à la main. Une mèche de ses cheveux est collée sur le bord de ses lèvres. Je me couche tout contre elle et je m’endors.

Depuis deux jours, elle ressemble à un fantôme et je me demande si à force de ne pas être là, elle ne va pas disparaître. Je lui prends la main pour être sûr. Ses yeux ! Heureusement que c’est pas des mitraillettes. Je ne la touche plus. J’ai un peu peur qu’elle m’empêche de prendre à manger dans le frigo mais elle ne dit rien. Le frigo, y’a pas grand-chose dedans.

 

Ce matin, il est revenu avec des provisions. Je n’aime pas les carottes et les artichauts mais je suis quand même un peu content. Il doit se sentir un peu péteux parce qu’il m’a apporté un déguisement avec une belle cape noire.

« Faut envoyer enfant l’école. Pas rester toujours ici.

-        J’t’ai déjà dit que c’est pas possible. Je fais comment moi pour l’amener, hein ? A vélo, avec ton tracteur ?... Oh et puis arrête de me prendre la tête avec ça.

-        Obligé ici l’école !

-        Obligé, mon cul ! C’est toi qui me dis ça ? J’parie que t’as même pas de papiers alors tu te mêles de tes plates-bandes. De toutes façons, c’est comme s’il existait pas ce gosse.

-         ??...

-        Fous-moi la paix ! oh et puis toi, file là-haut… toujours à espionner !

Pendant que je traînais dans l’escalier, j’ai entendu qu’ils sortaient des bouteilles, pour montrer qu’ils sont toujours copains sans doute.

 

Je crois que c’est à cause de moi s’ils se sont bagarrés. Ils ont crié, crié ! Tellement que je me suis réveillé. Il fait tout noir mais j’ai moins peur du noir que du bruit qu’ils font. Je descends en faisant gaffe à ne pas faire craquer les marches. Ils disent des sales mots tout tordus… Je ne comprends rien. Sûr qu’ils ont bu beaucoup de bières et même d’autres trucs que maman trouve maintenant de l’autre côté. Quand j’arrive dans la cuisine, il la tient par les cheveux et elle hurle :

- Salaud ! Enfoiré de métèque !  En même temps, elle essaie de lui griffer la figure. La planche du repassage est par terre et tout le linge est renversé. Je me mets à hurler moi aussi :

-        Maman !

J’essaie d’attraper les jambes de Milan. Je veux le mordre, planter mes dents dans sa viande et lui en arracher un morceau, pareil que les corbeaux sur les lapins morts. Tu parles ! J’arrive juste à déchirer un bout de son short. Et il me repousse avec son pied. Par chance, je tombe sur le tas de linge, la tête la première. J’ai envie de rester dans ce tout doux qui sent bon sous mon nez. Ne plus les voir, ne plus les entendre. Mais il y a ce type qui est en train de taper maman. Je me redresse tandis qu’elle crie:

-        Salaud, espèce de connard !

-        Saaalope toi, m’parle pas salope ! Ses yeux sortent de sa tête, il bave. Il tient toujours maman par ses cheveux où la barrette pendouille. Et puis il la frappe à la figure. Très fort, pareil que les boxeurs. Elle tombe comme un gros sac contre le mur. Et elle bouge plus. Il sort en courant dans le parc.

-         Mam… ! Je pleure en rampant vers elle. Je pleure, couché sur elle. Elle ne bouge plus. Je crois bien qu’elle est morte.

.../...


 

par Lita.s publié dans : nouvelles, écrits divers communauté : L'écriture dans tous ses états
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Commentaires

Toujours aussi prenant, je plonge vers la 3eme partie
commentaire n° : 1 posté par : MonsterJack (site web) le: 19/02/2008 23:18:40

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